L’approche neurosensorielle
Comprendre comment le cerveau construit la douleur, et travailler ensemble avec le système nerveux pour qu’elle puisse évoluer.

Toute douleur est réelle
Si vous avez mal, vous avez mal. Point. Une douleur sans lésion visible à l’imagerie n’est ni imaginaire, ni exagérée, ni psychologique. Elle mérite d’être prise au sérieux, et elle peut se comprendre.
D’ailleurs, ce qu’on voit à la radio ne suffit pas à expliquer ce qu’on ressent. Certaines personnes ont des examens qui montrent des altérations de la colonne vertébrale, au niveau des disques ou des articulations, et elles souffrent. D’autres ont les mêmes images et vont très bien. Usure des disques, arthrose, hernie ou bombement discal se retrouvent très souvent chez des personnes qui n’ont aucune douleur. Une image peut compter dans l’histoire d’une douleur, mais elle ne la raconte jamais en entier. Et dans la grande majorité des maux de dos, aucune lésion précise ne suffit à l’expliquer.
Le cerveau ne reçoit pas la douleur, il la construit
On imagine souvent la douleur comme un message qui part du dos et arrive au cerveau. En réalité, le corps envoie des signaux, et c’est le cerveau qui décide de les transformer, ou non, en douleur. Il les croise avec votre vécu, vos souvenirs, votre contexte, vos émotions, et il produit une réponse : l’expérience de la douleur.
Les chercheurs parlent de neurosignature : une empreinte propre à chaque douleur, dessinée par un réseau de zones cérébrales qui s’activent ensemble. Plus une douleur dure, plus cette empreinte a tendance à se graver.
C’est comme un sentier en forêt : à force d’être emprunté chaque jour, il devient une route toute tracée.
Un cerveau qui anticipe
Votre cerveau ne se contente pas de réagir : il prédit. Prenez une baffe en pleine figure. La suivante, vous la redoutez. Une main qui se lève, un ton qui monte, et tout votre corps se crispe avant même d’être touché, pour se protéger d’une baffe qui ne viendra peut-être jamais.
La douleur persistante fonctionne de la même façon. Un geste, une posture, une situation qui ressemble à la douleur passée suffit à déclencher tensions, crispations et douleur. Le cerveau protège une zone qui n’en a plus besoin.

Une autre porte d’entrée
L’objectif n’est pas de renforcer ou d’étirer un muscle, ni de masser une zone douloureuse. Ensemble, nous travaillons avec le système nerveux, en portant l’attention sur les sensations au cours d’un travail neuromusculaire.
Au fil de ce travail, la sensation bouge, se transforme, devient différente, et peut s’atténuer. Le cerveau s’attendait à avoir mal, et ce n’est pas ce qui se passe : les neurosciences appellent cela une erreur de prédiction. C’est elle qui pousse le cerveau à mettre ses prévisions à jour, en sollicitant sa plasticité, sa capacité à se réorganiser. Peu à peu, le sentier de la douleur peut se faire moins fréquenté, et son empreinte s’estomper.
Vous êtes acteur de ce changement
Je ne répare rien à votre place. Vous observez, vous ressentez, vous expérimentez. Pendant que nous travaillons ensemble sur le tonus musculaire, c’est vous qui recalibrez votre système. Je vous guide et j’ajuste, en complément du suivi de votre médecin.

Mon parcours
Kinésithérapeute depuis 2006.
D’abord, le corps. J’ai commencé par la reconstruction posturale, qui s’inspire de la méthode Mézières, avec un diplôme universitaire à Strasbourg. J’y ai découvert une autre façon de travailler avec le corps, et avec le patient. Plutôt que de s’adresser au muscle, on s’adresse au système nerveux. On le sollicite, on le bouscule juste assez pour qu’il change ses habitudes.
Ensuite, la douleur. Au fil des patients, une même question revenait souvent. Pourquoi ai-je encore mal, alors que tout semble guéri ? L’étude des neurosciences de la douleur m’a apporté des réponses, ainsi que des outils pour comprendre, expliquer et accompagner les patients dont le système nerveux est devenu trop protecteur.
Puis, la relation. Une rééducation se construit à deux. Je me suis formé à l’écoute et à la communication thérapeutiques, parce que dans le soin, les mots comptent autant que les mains, et l’écoute autant que les mots.
Aujourd’hui, la perception. Je m’intéresse aux états modifiés de conscience et à la façon dont l’attention transforme ce que l’on ressent. C’est le fil qui relie tout mon travail. La douleur est une expérience construite par le cerveau, et une expérience peut se modifier.
Formations
Douleur et neurosciences
- Certification in Chronic Pain Rehabilitation, RetrainPain Foundation (2020)
- Therapeutic Neuroscience Education, Know Pain (2018)
- Neurodynamique clinique, Kpten (2017)
Corps et posture
- Diplôme d’État de masseur-kinésithérapeute (2006)
- D.U. de Reconstruction posturale, Université de Strasbourg (2011)
Relation de soin
- Accompagnement et communication thérapeutique, École de la présence thérapeutique (2017–2020)
- Communication thérapeutique, Institut Émergences (2017)
- Fondamentaux de la PNL, Institut Repère (2025)
États modifiés de conscience
- D.U. Étude des transes et des états de conscience modifiés, Université Paris 8 (2023)
- Transe cognitive auto-induite, TranceScience Research Institute (2023)
- Hypnose et créativité thérapeutique, Institut Émergences (en cours, 2026–2027)
Dos & Posture